Construire une voiture comme la BellaRiva, cela ne se fait pas seul. Derrière chaque pièce, il y a des partenaires qui poussent leur propre métier aussi loin que nous le nôtre. Des fournisseurs de matériaux, d'usinage, d'électronique, de sellerie. Sans eux, le cahier des charges ne peut pas être tenu.

Aujourd'hui, on vous présente l'un d'entre eux.

Isomatex, et son matériau TENRON®

Quatre vues du TENRON : une bobine de filaments, un tissu en armure sergé drapé, un rouleau de renfort et un gros plan sur le tissage

Isomatex est une société belge. Elle produit le TENRON®, un matériau 100 % minéral, obtenu à partir d'un mélange de minéraux extraits en Europe de l'Ouest, fondus dans un four à très haute température puis extrudés en filaments de 9, 10 ou 11 microns. Sept fois plus fins qu'un cheveu. Ces fibres sont ensuite tissées, puis associées à une résine pour former un composite.

Le TENRON est une fibre de qualité aéronautique. Isomatex a co-développé un brevet avec Airbus Helicopters. On le retrouve ailleurs aussi : chez des fabricants de skis, dans des gilets pare-balles, sur des vélos de cyclisme professionnel. Partout où les matériaux doivent encaisser les chocs, rester légers et conserver leur intégrité structurelle.

Pour nous, le choix de travailler avec Isomatex s'imposait. TENRON associe l'innovation dans les matériaux à des réponses concrètes aux défis que pose la construction de ce type de voiture. Quatre, pour être exact.

1. Il encaisse là où le carbone ne le fait pas

La fibre de carbone est un matériau léger, mais elle n'absorbe pas bien l'énergie.

Le TENRON, lui, absorbe l'énergie du choc tout en conservant son intégrité structurelle. En l'associant au carbone, ou en l'utilisant seul à certains endroits de la voiture, on obtient deux choses à la fois : la souplesse là où une pièce doit pouvoir travailler, et une rigidité et une résistance supérieures à ce qu'on aurait avec du carbone seul.

C'est le genre d'arbitrage qui ne se voit pas une fois la voiture terminée. Mais il se sent sur la route.

2. Il résiste au feu

Le TENRON tient face au feu, et longtemps. Sur une supercar, l'intérêt est évident, même si l'incendie reste un scénario extrême auquel personne ne voudrait jamais être confronté.

Le bénéfice est surtout quotidien. Une voiture comme celle-ci produit de la chaleur, beaucoup, et il faut savoir où elle va. Pouvoir l'isoler, la répartir, ou au contraire la confiner à certains blocs précis, c'est un gain réel pour le reste de la voiture.

3. Il est léger

Gros plan sur le tissage serré d'un rouleau de TENRON

Sur une voiture dont on cherche à pousser les performances, chaque kilo compte. Et chaque kilo est un arbitrage.

Sur la BellaRiva, certains choix de matériaux nous ont été imposés par d'autres exigences, et ils pèsent. Partout ailleurs, on choisit donc des matériaux qui allègent sans rien céder sur la résistance que la voiture exige. C'est exactement ce que permet le TENRON.

4. Il se recycle entièrement

Beaucoup de composites haute performance sont difficiles à recycler. On les recycle partiellement, et ce qui reste est pratiquement irrécupérable.

Le TENRON, lui, se recycle complètement, dans un cycle qui se renouvelle en continu.

Pour une voiture conçue pour rouler des années, le recyclage se joue bien avant qu'elle prenne la route. Il y a d'abord les chutes, les essais, les pièces écartées, tous les déchets d'atelier qui accompagnent une fabrication. Que tout cela reste récupérable et puisse repartir dans un autre usage, ça compte pour nous.

Un matériau belge sur une voiture belge

Dessinée et assemblée à la main chez nous, avec un matériau produit localement. Ce n'est pas un hasard de calendrier, c'est une manière de travailler.

Il ne s'agit ici que de quelques mots sur un partenariat dont nous sommes très fiers, et que nous aurons le plaisir de vous détailler à sa sortie, photos de la BellaRiva à l'appui.

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